Joaillerie 16 juillet 2013

LE SPINELLE

On a commencé par voir un spinelle ici et là, puis deux, puis trois… Ils sont maintenant de toutes les collections de joaillerie.

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Bagues en or, diamants et spinelle orangé (homepage), bleu et rose – Louis Vuitton Collection Voyage dans le temps.

En rose pastel chez Chaumet. En rouge chez Bulgari. En framboise chez Dior. En noir chez Elise Dray. De toutes les couleurs dans la dernière collection de Louis Vuitton. Aujourd’hui l’engouement pour le spinelle est d’abord dû à la pénurie de très belles pierres traditionnelles. Les rubis, les saphirs et les diamants de couleur atteignent des prix astronomiques qui n’ont rien à voir avec les siens… Mais ne croyez pas qu’il ne vaut rien ! Les spécimens exceptionnels dignes d’être utilisés en pierre de centre, très gros avec une belle couleur, sont rares et peuvent aujourd’hui atteindre 30 ou 40 000 euros le carat. Les collectionneurs s’arrachent surtout les rouges sang et les bleus cobalt qui n’ont plus de prix… Ses meilleurs ambassadeurs sont JAR, le joaillier contemporain le plus encensé de la planète qui l’utilise pour restituer les couleurs subtiles des fleurs et des ailes de ses papillons et Victoire de Castellane. Cette dernière a largement contribué au succès du spinelle : depuis ses débuts chez Dior, elle les métamorphose en bagues cocktail extravagantes : elle les place au centre de mélanges tonitruants de tourmalines, de chrysobéryls vert lagon, de grenats spessartites orangés, de sugilite lavande. Que des pierres de couleur mal connues ou sous-estimées, comme le spinelle.

 

Joaillerie 5 janvier 2015

PARIS, CAPITALE DE LA JOAILLERIE.

Louis XIV, fou de diamants, contribua à faire Paris la capitale de la joaillerie.
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place-vendome5 Savez-vous pourquoi la joaillerie est-elle associée à Paris ? Aucun autre pays au monde n’a cette réputation d’excellence. Dès la Renaissance, sous François Ier, toutes les conditions sont déjà réunies pour… Paris, alors au centre géographique de l’Europe, bénéficie d’une clientèle locale de riches et de nobles. Tous les artisans s’y retrouvent car à l’époque, les routes infestées de brigands, ne permettent pas de faire voyager les pierres précieuses et l’or. Plus tard, Louis XIV, le monarque fou de diamants crée une véritable effervescence : il sollicite des hordes d’artisans pour satisfaire ses commandes extravagantes, notamment destinées aux Joyaux de la Couronne de France, portés lors des cérémonie. C’est à ce moment-là que les joailliers deviennent des experts dans l’art de mettre en valeur les pierres et commencent à s’installer dans les quartiers adjacents au Louvre, près de la place Vendôme. On ignore souvent que le vol des Joyaux de la Couronne, lors de la révolution en 1792, contribua aussi à la réputation des joailliers parisiens : en effet, Napoléon leur demanda d’en recréer d’autres, toujours aussi somptueux. L’émergence d’une noblesse d’empire très aisée, perçue comme des nouveaux riches de l’époque, favorisa également le dynamisme qui régnait dans ce métier. Paris est alors la première et l’unique place de joaillerie qui atteindra son pic de créativité dans les années 30.