Ailleurs, Joaillerie 19 janvier 2014

MARIE-HELENE DE TAILLAC

Ces deux bijoux de la créatrice Marie-Hélène de Taillac viennent d'intégrer la collection permanente du Musée des Arts décoratifs (Paris).

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Le collier Scarf et la bague Cabochon de la créatrice Marie-Hélène de Taillac viennent d’intégrer la collection permanente du Musée des Arts décoratifs (Paris). Cette reconnaissance est bien méritée car la créatrice a participé à l’évolution de la joaillerie. Au début des années 2000, elle imagine un nouveau bijou délicat et léger en accord parfait avec les désirs des femmes. Sur les bijoux, tourmaline, aigue marine et autre citrine ne sont plus retenues par du métal mais percées pour être en contact avec la peau. Elles distillent ainsi leurs supposés pouvoirs. La créatrice les taille irrégulièrement et remet à la mode la briolette en forme de goutte entièrement recouverte de facettes qui permet de mieux capter la lumière et donc de sublimer les couleurs vert menthe, bleu jean, rose tendre de ses pierres préférées. La créatrice est la première à mettre en avant le travail des artisans réputés de Jaïpur : « il est impossible de retrouver ailleurs cette dextérité à tailler les pierres en briolette ou à réaliser ces finitions sur l’or 22k, très jaune, qui se teinte alors d’une patine particulière », explique-t-elle. L’un des derniers bijoux qu’elle a présenté met à l’honneur la technique du serafa : le jonc est tressé avec un seul fil d’or, sans aucune soudure. Une merveille qui, lui aussi, mériterait d’accéder à l’éternité en entrant au musée.

www.mariehelenedetaillac.com

www.lesartsdecoratifs.fr

Ailleurs, Joaillerie 8 octobre 2013

Defile versus video

Ece Ege, la créatrice turque de Dice Kayek, a choisi de présenter sa collection été 2014 dans un film plutôt que dans un défilé.
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  Ce film en noir et blanc réalisé avec SHOWstudio de Nick Knight et présenté à Paris, lors des défilés été 2014 en septembre dernier, est aujourd’hui diffusé sur le site www.dicekayek.com et via les réseaux sociaux. Une réponse aux méga shows de Christian Dior, Chanel ou Louis Vuitton qui ont lieu au Grand Palais ou encore au Musée Rodin, qui nécessitent des moyens pharaoniques. Les créateurs ne peuvent plus lutter… « Faire un défilé n’est plus une obligation car j’ai choisi pour une stratégie de diffusion hyper sélective qui ne m’oblige pas à être hyper médiatisée, explique Ece Ege la créatrice de Dice Kayek. C’est aussi un soulagement car cela me permet d’avoir moins de stress et davantage de temps pour me concentrer sur la création. » Une stratégie à la Alaïa qui, à long terme, peut payer : le créateur qui a toujours choisi des présentations intimistes dans son antre situé rue de la verrerie est aujourd’hui au centre d’une exposition au Musée Galliera. Pour Jean-Jacques Picart, consultant pour le luxe, « lorsque les créateurs ne développent pas leur propre réseau de boutiques à l’international, ils ne sont pas obligés de passer par le défilé qui accueille des centaines de personnes et est retransmis dans la minute sur les sites, les journaux et les télévisions du monde entier. » Dice Kayek qui est la première créatrice de mode à faire partie des finalistes du Prix Jameel, prix international d'art contemporain et de design organisé par le Albert&Victoria Museum, a ouvert une nouvelle voie. Du 11 décembre au 21 avril 2014 au Victoria & Albert Museum. www.dicekayek.com www.vam.ac.uk/content/exhibitions/exhibition-jameel-prize/jameel-prize-3/