Horlogerie, Joaillerie 17 avril 2013

L’ecole du rêve

Avec son école de joaillerie destinée au grand public, Van Cleef&Arpels allie judicieusement marketing et culture.

06_ECOLE-VanCleef&Arpels_HD copieSalle de cours dans l’hôtel d’Evreux, place Vendôme

Quelle est la différence entre un rubis et un saphir ? Quelles furent les plus grandes collectionneuses de bijoux ? Comment fabrique-t-on les joyaux exposés dans les vitrines ? Pour révéler le monde fascinant de la joaillerie, Van Cleef&Arpels a ouvert une école destinée au grand public, il y a à peine un an. « La maison incarne un leadership, elle a donc le devoir de transmettre l’histoire du bijou et de révéler les métiers formidables qui y sont liés », explique Marie Vallanet-Delhom à l’initiative de ce projet et aujourd’hui présidente de l’école. Installée place Vendôme dès 1906, la maison Van Cleef&Arpels a toute la légitimité pour le faire. Elle est emblématique de l’excellence française née sous Louis XIV qui voue une véritable passion aux diamants et qui fait de Paris la seule capitale à disposer d’artisans et de créateurs capables de réaliser les pièces les plus folles. Depuis quelques années, Van Cleef&Arpels ne cesse d’associer bijou et culture avec des collections inspirées par les grands bals de légende, par la superstition ou encore par les Voyages Extraordinaires écrits par Jules Verne. L’école est installée dans un hôtel particulier du XVIIIème siècle de la place Vendôme, l’épicentre de la joaillerie, un lieu mythique… Les cours qui ont lieu dans des salles aux tapisseries et aux dorures typiquement françaises durent 4 heures, sont dispensés en anglais et en français pour une dizaine de personnes maximum. Sur demande, ils peuvent aussi être donné en chinois, en arabe ou en japonais. Le programme est à la carte, simple et personnalisable : on peut suivre un cours tous les six mois ou cinq en une semaine. Tous sont dispensés par des passionnés, des experts en pierres comme le géoloque-gemmologue Dominique Dufermont qui fut aussi acheteur pour la maison, des historiens comme Inezita Gay ou encore des artisans. Dans Jeux de Bijoux, L’historien Gislain Aucremanne qui a participé aux plus grandes expositions de ces dernières années liées à la mode fait découvrir les codes qui ont régi l’univers du bijou. On le portait pour des raisons de pouvoir, sentimentale, religieuse ou encore érotique. Passionnant, il poursuit sur l’explosion de ces codes à partir de la révolution industrielle : tout est alors permis pour la Belle Otéro, la duchesse de Windsor ou Mademoiselle Chanel qui ose mélanger ses vraies perles avec des fausses. Elle imagine aussi une collection de bijoux d’une légèreté inouïe et que l’on pouvait enfiler sans l’aide d’un homme…

www.lecolevancleefarpels.com

 

Horlogerie, Joaillerie 10 mai 2014

FULL METAL WATCH

En horlogerie, la tendance est à la montre 100% métal.
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Tendance émergente en horlogerie : la montre pour femme sur bracelet en métal. " Elles l’aiment parce qu’il pèse un certain poids, il ne craint ni les chocs, ni l’eau ", explique le détaillant Xavier Pénichot (Paris). Bref, il est fait pour le quotidien. Quant aux rayures, elles lui procurent même un charme supplémentaire. Dans l'imaginaire collectif, la montre sur bracelet or ou acier évoque aussi immédiatement la Rolex. Un grand classique qui représentent 8 montres sur 10 achetées par les femmes dans ma boutique, continue Xavier Pénichot. Fortes de ce constat, les marques surfent sur la tendance et jouent avec les combinaisons de maillons. Elles jonglent avec les formes rectangulaires, ovales ou semi-circulaires qui se répètent et s’imbriquent les unes dans les autres. Elle combinent les couleurs, principalement le rose, le gris et le jaune. Tous ces bracelets évoquent aussi l’esthétique géométrique des années 30, des années arts déco caractérisée par une géométrisation des formes, une rigueur des compositions combinés à des volumes simples.