Joaillerie, Savoir-Faire 5 janvier 2015

PARIS, CAPITALE DE LA JOAILLERIE.

Louis XIV, fou de diamants, contribua à faire Paris la capitale de la joaillerie.

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Savez-vous pourquoi la joaillerie est-elle associée à Paris ? Aucun autre pays au monde n’a cette réputation d’excellence. Dès la Renaissance, sous François Ier, toutes les conditions sont déjà réunies pour… Paris, alors au centre géographique de l’Europe, bénéficie d’une clientèle locale de riches et de nobles. Tous les artisans s’y retrouvent car à l’époque, les routes infestées de brigands, ne permettent pas de faire voyager les pierres précieuses et l’or. Plus tard, Louis XIV, le monarque fou de diamants crée une véritable effervescence : il sollicite des hordes d’artisans pour satisfaire ses commandes extravagantes, notamment destinées aux Joyaux de la Couronne de France, portés lors des cérémonie. C’est à ce moment-là que les joailliers deviennent des experts dans l’art de mettre en valeur les pierres et commencent à s’installer dans les quartiers adjacents au Louvre, près de la place Vendôme. On ignore souvent que le vol des Joyaux de la Couronne, lors de la révolution en 1792, contribua aussi à la réputation des joailliers parisiens : en effet, Napoléon leur demanda d’en recréer d’autres, toujours aussi somptueux. L’émergence d’une noblesse d’empire très aisée, perçue comme des nouveaux riches de l’époque, favorisa également le dynamisme qui régnait dans ce métier. Paris est alors la première et l’unique place de joaillerie qui atteindra son pic de créativité dans les années 30.

Joaillerie, Savoir-Faire 19 janvier 2014

MARIE-HELENE DE TAILLAC

Ces deux bijoux de la créatrice Marie-Hélène de Taillac viennent d'intégrer la collection permanente du Musée des Arts décoratifs (Paris).
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collier-Scarf_02-Marie-Hélène-de-Taillac-72DPI Marie-HelEne-de-Taillac-bagues-cabochons-72DPI Le collier Scarf et la bague Cabochon de la créatrice Marie-Hélène de Taillac viennent d’intégrer la collection permanente du Musée des Arts décoratifs (Paris). Cette reconnaissance est bien méritée car la créatrice a participé à l’évolution de la joaillerie. Au début des années 2000, elle imagine un nouveau bijou délicat et léger en accord parfait avec les désirs des femmes. Sur les bijoux, tourmaline, aigue marine et autre citrine ne sont plus retenues par du métal mais percées pour être en contact avec la peau. Elles distillent ainsi leurs supposés pouvoirs. La créatrice les taille irrégulièrement et remet à la mode la briolette en forme de goutte entièrement recouverte de facettes qui permet de mieux capter la lumière et donc de sublimer les couleurs vert menthe, bleu jean, rose tendre de ses pierres préférées. La créatrice est la première à mettre en avant le travail des artisans réputés de Jaïpur : « il est impossible de retrouver ailleurs cette dextérité à tailler les pierres en briolette ou à réaliser ces finitions sur l’or 22k, très jaune, qui se teinte alors d’une patine particulière », explique-t-elle. L’un des derniers bijoux qu’elle a présenté met à l’honneur la technique du serafa : le jonc est tressé avec un seul fil d’or, sans aucune soudure. Une merveille qui, lui aussi, mériterait d'accéder à l'éternité en entrant au musée. www.mariehelenedetaillac.com www.lesartsdecoratifs.fr