Elsewhere, Watches 24 avril 2013

Sino influence

Ces nouvelles montres pour femme vous semblent d’une bien étrange extravagance ? Elles ne sont pas faites pour vous, mais pour la clientèle chinoise.

sandrine-merle-montre-chineMontre Précieuse Attrape-moi... si tu m'aimes - Chaumet / Complication Poétique Ballerine -Van Cleef&Arpels 


Photo home page: Rotonde Panthère granulation - Cartier


La nouvelle tendance en matière de montre pour femme : des boîtiers oversized, dans les 35-40 mm, assortis de cadrans extrêmement travaillés. Out la pureté de la nacre blanche ou grise qui cède la place à de multiples textures et couleurs. En janvier dernier, lors du dernier SIHH (Salon International de la Haute Horlogerie), Cartier présentait un cadran où figure une tête de tigre. Cette dernière était réalisée avec des petites billes d’or, un savoir-faire déjà connu sous l’Antiquité : la granulation. La plupart des cadrans sont mis en valeur par les diverses techniques liées à l’émail : s’épanouissent alors des fleurs, des papillons, des abeilles et des libellules. Le travail des artisans est admirable, il force le respect. Pourtant combien d’Occidentales arboreront à leur poignet ces montres, souvent munies de complications pour faire frémir le tutu chez Van Cleef&Arpels ou butiner une abeille chez Chaumet ? « Le business de l’horlogerie se fait principalement en Chine où ce sont les hommes qui achètent les montres aux femmes. Et eux, raffolent de ces modèles », explique Joëlle de Montgolfier directrice des études pour le luxe chez Bain&Company agence conseil en stratégie. Ces montres sont emblématiques d’une création de plus en plus sous influence asiatique.

www.chaumet.fr

www.vancleefarpels.com

www.cartier.fr

 

 
Elsewhere, Fashion 5 décembre 2012

Rabih Kayrouz, poete of the cut

This creator proves that oriental fashion cannot be summed up in just sequined evening dresses.
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Rabih Kayrouz - Spring-summer 2013


Rabih Kayrouz’s rise to the forefront displays a less ostentatious facet of the Lebanese world, light years away from the likes of Elie Saab and Zuhair Murad. Easier to wear, his garments resemble sculptures with pure and structured lines which can be seen in this black organza dress with its flowing back. Fabrics are in muted colors and are unhampered by ornamentation, ribbons or bows. “My women are angels”, states this one-time egerie of Saint Laurent Loulou de la Falaise, full of enthusiasm. A Maronite Christian, he doesn’t correspond to any cliché proffered by his country. His reference is to another, much more discreet Oriental world. “I turn more towards feelings and emotions”, he points out - he is an adept of the traditional dance, the dabke. As a pure aesthete who lives in unusual places, his Parisian workshop is a gigantic artist’s studio given a new history, as it was once the Petit Théâtre de Babylone where the first performance of Waiting for Godot was held in 1953. In Lebanon, his traditional-style abode is in the light-colored stone of Batroun, a seaside village spared from tourism. Today, the name Rabih Kayrouz is synonymous with modernity. In the trendy city of Beirut bubbling with energy, he is the pet of Lebanese who fall more and more under international influences. As successful in Kuwait and Bahrain as in France, Rabih Kayrouz manages to satisfy two very radically different cultures.

www.maisonrabihkayrouz.com


 
Elsewhere, Jewellery @en 5 septembre 2012

Un joaillier chinois à paris

Paris consacre Wallace Chan dont le travail symbolise la renaissance de la joaillerie chinoise.
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sandrine-merle-Biennale-Piece_Set_-Eyes-of-Infinity-by-Wallace-Chan
Collier Eye of Infinity - Wallace Chan


Wallace Chan est le premier joaillier chinois à avoir été invité à la Biennale des Antiquaires de Paris, en septembre 2012. « C’est une étape très importante pour lui car il veut coûte que coûte être connu en France, le berceau de la joaillerie », explique François Curiel président de la maison de ventes aux enchères Christie’s France. Il a une très belle clientèle chinoise et dans les ventes aux enchères de Christie’s à HongKong, ses pièces se vendent très bien : en 2009, une bague en rubis et diamants est adjugée $407 000, soit plus du double de son estimation. Mais cela ne suffit pas à satisfaire son ambition : pour ce quinqua au physique de sage confucéen, né dans une famille très modeste, la consécration passe par Paris. Il veut confronter ses pièces à l’excellence de Van Cleef&Arpels, Boucheron, etc. Des bijoux somptueux et uniques, dignes d’œuvres d’art que les adeptes du minimalisme n'apprécieront guère... Ses pièces figuratives sont formées par des juxtapositions abstraites de saphirs multicolores, de diamants blancs et bruns, d’aigue-marine et autres améthystes violette. Extrêmement travaillées, elles ne présentent aucun aplat de couleur ou de matière, le moindre millimètre carré est serti, sculpté, poli, marquetté, ciselé pour jouer avec la lumière. Incroyablement légers et gracieux, tous présentent des techniques joaillières inédites comme la Wallace Cut, une taille complexe mise au point par le joaillier lui-même en mélangeant des facettes traditionnelles, des creux et des volumes empruntés aux savoir-faire occidentaux de l’intaille et du camée. Il n’y a pas mieux pour faire rayonner le jade, la pierre opaque dont il raffole et qui équivaut, dans la culture chinoise, à notre diamant. Il expérimente avec des matériaux comme le titane, issu de l’industrie. Wallace Chan emprisonne de véritables ailes de papillons dans des plaques en cristal de roche transparent créant ainsi l’impression extraordinaire qu’ils ont été saisis en plein vol. Quelle poésie... Wallace Chan s'affirme ainsi aux côtés des maisons occidentales qui, jusqu’à aujourd’hui, régnaient en maîtres dans la joaillerie.

www.wallace-chan.com