Joaillerie 26 novembre 2013

BIZARRES ?

Il existe des milliers de pierres atypiques auxquelles les joailliers s’intéressent de plus en plus.

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Bague en agate oeillée – Sylvie Corbelin / Collier en argent, howlite,opale rose, aventurine, madreposa – Delfina Delettrez / Bague en or et pyrite, Ornella-Iannuzzi

Photo homepage : bague en or et perle plate d’agate rubannee – Marc Auclert

« Il n’y a rien qui ressemble alors plus à un diamant qu’un autre diamant, s’exclame le créateur Marc Auclert qui a longtemps officié chez les grands joailliers. Quel ennui ! » Les créateurs sont les meilleurs ambassadeurs des gemmes atypiques qui existent par milliers et qui ne sont pas toujours jolies au premier coup d’œil…  Mais elles attirent immédiatement le regard et suscitent mille questions. La française Ornella Iannunzi, expatriée en Grande-Bretagne, plébiscite la pyrite dorée surtout lorsqu’elle est encore prise dans sa ganse noire : « elle est une œuvre d’art de la nature qui provoque systématiquement des cris d’étonnement. » D’autres créateurs comme Delfina Delettrez mettent en avant l’héliotrope, le howlite, etc. Toutes ces pierres atypiques présentent un autre intérêt : comme elles sont encore peu recherchées, leurs prix restent raisonnables. « C’est le travail du créateur qui leur donne leur puissance et leur valeur », explique la créatrice-antiquaire Sylvie Corbelin qui, elle, travaille les agates oeillées et dendritiques. Pour l’instant la pyrite coûte par exemple, entre 3 et 5 € le g selon la beauté du spécimen, mais il suffit que les grandes maisons de la place Vendôme s’y intéressent et les prix exploseront. Ce qui est déjà arrivé avec l’opale…

 

Joaillerie 5 janvier 2015

PARIS, CAPITALE DE LA JOAILLERIE.

Louis XIV, fou de diamants, contribua à faire Paris la capitale de la joaillerie.
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place-vendome5 Savez-vous pourquoi la joaillerie est-elle associée à Paris ? Aucun autre pays au monde n’a cette réputation d’excellence. Dès la Renaissance, sous François Ier, toutes les conditions sont déjà réunies pour… Paris, alors au centre géographique de l’Europe, bénéficie d’une clientèle locale de riches et de nobles. Tous les artisans s’y retrouvent car à l’époque, les routes infestées de brigands, ne permettent pas de faire voyager les pierres précieuses et l’or. Plus tard, Louis XIV, le monarque fou de diamants crée une véritable effervescence : il sollicite des hordes d’artisans pour satisfaire ses commandes extravagantes, notamment destinées aux Joyaux de la Couronne de France, portés lors des cérémonie. C’est à ce moment-là que les joailliers deviennent des experts dans l’art de mettre en valeur les pierres et commencent à s’installer dans les quartiers adjacents au Louvre, près de la place Vendôme. On ignore souvent que le vol des Joyaux de la Couronne, lors de la révolution en 1792, contribua aussi à la réputation des joailliers parisiens : en effet, Napoléon leur demanda d’en recréer d’autres, toujours aussi somptueux. L’émergence d’une noblesse d’empire très aisée, perçue comme des nouveaux riches de l’époque, favorisa également le dynamisme qui régnait dans ce métier. Paris est alors la première et l’unique place de joaillerie qui atteindra son pic de créativité dans les années 30.