Joaillerie, Savoir-Faire 16 octobre 2013

BIJOUX DE PORCELAINE

Chez Bottega Veneta, la joaillerie est en correspondance avec le prêt-à-porter. Elle a un supplément d’âme…

 

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 Chaînes mordorées et médaillons en porcelaine biscuit – Bottega Veneta

Pour les 250 ans de la manufacture Koenigliche Porzellan (KPM), Bottega Veneta a lancé une collection entière de bijoux à base de porcelaine. Cela fait 5 ans que Tomas Meier le directeur artistique a entamé une collaboration avec la KPM, réputée pour la pureté de sa porcelaine, pour ses formes complexes et ses décors originaux soigneusement exécutés. Les bijoux sont dans la lignée de tous ceux que la marque a présentés depuis 2006. Et ils n’ont rien à envier aux sacs et aux vêtements de la maison italienne… Si ce n’est qu’ils sont moins connus ! Ils ne dérogent pas au principe de luxe discret, ils sont affranchis des signes traditionnels de la joaillerie comme les grosses pierres précieuses de plusieurs carats. Out aussi l’or extrêmement brillant. Toute la beauté des pièces tient à leurs formes simples et géométriques et à la présence de pierres fines comme l’aigue-marine, l’améthyste ou l’agate. L’émotion qu’ils provoquent passe aussi par la façon dont le métal précieux, rose, noirci ou en demi teinte, est travaillé. Il est ciselé, sablé, brossé. Les fils d’argent sont travaillés en filigrane, ils sont torsadés et emmêlés de façon à former des broderies. L’or est ciselé ou facetté comme une pierre. Transformé en fines lanières, il est tressé à la main pour figurer le fameux intrecciato, ce cuir tressé érigé en code de reconnaissance Bottega Veneta. Une prouesse technique qui sublime les larges bracelets ou les colliers à gros maillons d’un raffinement absolu.

www.bottegaveneta.com

 

Joaillerie, Savoir-Faire 5 janvier 2015

PARIS, CAPITALE DE LA JOAILLERIE.

Louis XIV, fou de diamants, contribua à faire Paris la capitale de la joaillerie.
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place-vendome5 Savez-vous pourquoi la joaillerie est-elle associée à Paris ? Aucun autre pays au monde n’a cette réputation d’excellence. Dès la Renaissance, sous François Ier, toutes les conditions sont déjà réunies pour… Paris, alors au centre géographique de l’Europe, bénéficie d’une clientèle locale de riches et de nobles. Tous les artisans s’y retrouvent car à l’époque, les routes infestées de brigands, ne permettent pas de faire voyager les pierres précieuses et l’or. Plus tard, Louis XIV, le monarque fou de diamants crée une véritable effervescence : il sollicite des hordes d’artisans pour satisfaire ses commandes extravagantes, notamment destinées aux Joyaux de la Couronne de France, portés lors des cérémonie. C’est à ce moment-là que les joailliers deviennent des experts dans l’art de mettre en valeur les pierres et commencent à s’installer dans les quartiers adjacents au Louvre, près de la place Vendôme. On ignore souvent que le vol des Joyaux de la Couronne, lors de la révolution en 1792, contribua aussi à la réputation des joailliers parisiens : en effet, Napoléon leur demanda d’en recréer d’autres, toujours aussi somptueux. L’émergence d’une noblesse d’empire très aisée, perçue comme des nouveaux riches de l’époque, favorisa également le dynamisme qui régnait dans ce métier. Paris est alors la première et l’unique place de joaillerie qui atteindra son pic de créativité dans les années 30.